lundi 15 décembre 2008

La deuxième neige et le reste



La deuxième neige est tombée suivie de très près, pourquoi nous laisser souffler?, par la troisième. Donc ce samedi: le froid à affronter, 75 cm de belle poudreuse à pelleter, une auto à déterrer, un permis à acheter pour mettre la neige dans la rue (où diable la mettre ailleurs) bref, la joie! J'aime l'hiver. Mais il faut quand même reconnaître que pelleter à 20 ans ce n'est pas la même chose qu'à 60. J'aime mieux maintenant. Je n'ai plus cette hâte, ce souci de perfection de traquer jusqu'au moindre flocon, je m'y mets plus tôt, je prends mon temps, c'est presque un loisir, et du coup finis les maux de dos de la compulsive perfectionniste, pas même une courbature. Merci l'entraînement en gymnase. Une pub en passant.

Dimanche, ski de fond sur les Plaines. Petite neige folle qui tombe et concert de carillon qui s'envolait de la tour de Saint-Dominique. Et, aussi impossible que ça puisse paraître, j'ai croisé un couple de chiâleux, pas vieux, mon âge peut-être même moins, en plein paradis de pistes fraîchement faites,de neige parfaite, de température idéale, ils se plaignaient à haute voix du tracé des pistes qui avait changé, me prenant à témoin... peut-être aussi qu'ils ventilaient simplement une chicane de couple (je fais de la projection!). J'ai failli me fâcher, leur faire une scène: je deviens acariâtre en vieillissant. J'ai préféré les contrarier avec un sourire.

J'ai été voir Séraphine, c'est quoi une artiste? pourquoi peindre? Quand et pourquoi sombrer dans la folie? Une actrice magistrale, Yolande Moreau celle qui jouait dans La mer monte que j'ai aussi beaucoup aimé. J'aime de plus en plus aller au cinéma seule, en sortir en restant dans ma bulle, ne parler à personne, laisser peu à peu sédimenter les émotions, ça peut prendre des heures voire des jours. Au petit cinéma où je vais , il y en plusieurs comme moi, la solitude se porte mieux en public qu'il y a quelques années. Enfin, les solitaires ne se voient plus comme des délaissés qui doivent rester cachés dans un placard.

dimanche 23 novembre 2008

La vie continue


Mais oui, la flamme s'est éteinte. Je le savais. Je ne sais plus comment faire. La routine, au fond, c'est agréable. Ce n'est pas menaçant.
J'ai suivi ces 3 derniers vendredi des cours de préparation à la retraite. Je serai prête, le 31 août 2010. Le temps passe tellement vite.
Vieillir, vieillir seule. Faut-il que je m'inquiète?
Pour le moment la solitude me donne des ailes.

lundi 3 novembre 2008

Les chocs ...



Le Prince Charles est plus jeune que moi!!! Il vient seulement de fêter
ses 60 ans.
Moi qui l'ai toujours perçu comme un vieux monsieur. OK. Comme quoi il y a bien des jeunes qui sont vieux dès la naissance. J'étais mal renseignée et je ne me vois pas vieille comme je suis.

Autre choc, non je ne suis pas immunisée contre le charme des hommes. Tant pis. Il va falloir vivre avec. Je ne mettrai pas sa photo sur ce blog... je ne peux pas m'empêcher de rêver, de cauchemarder. Rêver à un dernier amour, cauchemarder en pensant aux premiers pas. Il y a bientôt deux ans que je n'ai pas embrassé un homme, environ cinq que je n'ai désiré personne. Au secours! comment fait-on? Mais mon côté groupie se réveille, tant que ce n'est pas de la dépendance affective, je vais continuer à me supporter. Pour suivre les détails de cette question pas encore brûlante, je reprends l'écriture de mon journal. Ça ressemblera peut être à celui de Moi, Marie, soixante ans, drôle et sexy.

Troisième choc: l'heure normale. La nuit tombe bien tôt. Pour faire passer la pilule, la nature a décidé de hausser un peu le thermostat et de retarder un peu la deuxième neige.

mardi 21 octobre 2008

L'éternelle remise en question



Il fallait bien un matin d'automne pour retrouver la flamme... ou plutôt pour comprendre que je ne suis pas la seule à voir cette flamme grandir, rapetisser devenir à peine veilleuse sur le bord de s'éteindre puis repartir.

Un site que je fréquente régulièrement, Branchez-vous m'a renvoyé ce matin à celui d'un blogueur qui avait mis en ligne un texte au titre accrocheur... pour moi: comme un boulet.

Et l'exploration reprend,de blogues en nouvelles sur les blogues,revient la question du thème. Blogue sur une vie privée ou professionnelle? Blogue signé ou anonyme? Porte étendard d'une carrière, d'un nom ou au contraire confession d'un humble? Il semble que pour être lu il faut se spécialiser et choisir. Exemple: ce blogue de la vie d'une caissière d'hypermarché français, succès de librairie ou celui-ci cité par celle-là: le journal d'une contrôleuse de la SNCF.

Il y a plein de raison d'entretenir un blogue... surtout ne pas trop y penser!

lundi 13 octobre 2008

Tant de choses


Quand donc l'ordinateur pourra-t-il prendre la dictée? Particulièrement le soir, quand dans un demi-sommeil, on dit enfin sans trop de censure tout ce que l'on pense. Depuis le 3 août l'été a pris fin, l'automne s'est installée, l'année universitaire a recommencé et en même temps plein d'autres choses: les étudiants étrangers perdus, les peu doués pour les études inconscients, la grogne des profs de Laval et un vote de grève.

Côté «amoureux», je suis sur un site de rencontre depuis bientôt un an,j'ai reçu peu de lettres. La seule intéressante vient d'un homme de 41 ans. Nous nous sommes rencontrés, une amitié commence et l'avenir de cette relation m'inquiète. Pour une relation amoureuse, la différence d'âge me semble énorme. Et l'amitié entre homme et femme, je n'y crois pas.

Que dois-je penser du manque d'attrait de ma «candidature»? Qu'à la soixantaine hommes et femmes ne sont plus dans la même «case» sociale et psychologique. Que les hommes de 60 ans en forme cherchent des femmes de 45? Que ceux, moins en forme, retraités, veulent des femmes douces et disponibles? Suis-je douce? Peut être. Disponible? Pas selon les critères d'un retraité. Après-tout je travaille 5 jours semaine, quelques soirs et le dimanche.

Je reviendrai, donner des nouvelles de tout et de rien, en me censurant moins, en n'essayant pas de faire une oeuvre littéraire ou communicationnelle, pour parler des suites de ma relation avec Gilles et de mes échecs avec les hommes de ma génération.

dimanche 3 août 2008

un autre essai...


Je suis sur le point d'abandonner. Je ne peux alimenter ce blog à un rythme acceptable.
Je me donne une autre chance. Ce sera moins préparé plus ... journal. Justement ce que je ne voulais pas faire.
C'est l'été de la pluie. Mais aussi celui du 400è. Vivre à Québec est un cadeau. Il y a le Moulin à image, la promenade Champlain et il y a eu le spectacle de Sir Paul et tout ce qui va venir encore

J'ai gagné un beau cd double Kebec par Kebec en envoyant ce texte à Radio-Canada... chouette!

«Bonne fête, Québec.
Tu m’as vue arriver en 1977, enceinte jusqu’aux yeux, effrayée par une première grossesse, le chômage pour la première fois et un couple vacillant.
J’arrivais d’Ottawa, où depuis 7 ans je restait en transit, mes racines se trouvant tour à tour, au gré des voyages, dans mon pays d’origine ou d’adoption.
Mais toi tu étais un terreau fertile.
Mes racines ont pris en quelques mois. Était-ce le fleuve, la couleur du ciel, la transparence de l’air de février ou la chaleur des habitants, ceux que j’ai rencontré qui m’ont accueillie au travail, dans le quartier, à l’épicerie, à la garderie… Plus jamais je ne me suis posé la question, je suis d’ici, à jamais attachée et sous le charme.
Tu m’as abritée, appuyée, protégée mais aussi émerveillée. Certains fâcheux t’avaient décrite comme une petite vieille indécrotablement conservatrice repliée sur le quartier Montcalm et quelques grandes familles fermées à toute initiative nouvelle.
C'est vrai tu es une petite vieille mais le reste est faux tu es belle, tu sais être innovante, drôle, chaleureuse. C’est vrai, parfois un peu frileuse mais…
Tu es où je veux finir mes jours.
Je t’aime.»

Été pluvieux, mais quand même quelques belles soirées de tennis.

Bonne nuit...
Je vais essayer d'être plus régulière.

samedi 12 avril 2008

Encore les giboulées



Il grêle sur Bordeaux, giboulées d’avril. Dur, dur à photographier un grêlon avant qu’il ne fonde.
Belle discussion hier sur les mérites et risques de sociabilité de Facebook, de fabrication d’image par un blog -de qualité- ou un site web, la dépendance, le décrochage, l’observation participante ou passive. Qu’en conclure ? Que tout est encore en devenir. Que les sites à la mode aujourd’hui auront été remplacés demain par un objet encore inconnu. Que finalement ce n’est pas l’outil qui compte mais plutôt de choisir le bon en fonction des objectifs poursuivis.
En caricaturant méchamment : Facebook serait de l’ordre du commérage, un bon blog de l’ordre de la participation à la construction d’une pensée dans l’espace public.
Je suis curieuse… je fais les 2. Sauf que cette plateforme blog manque des fonctionnalités qui permettrait d'en faire un «bon» blog et qu’il faudrait donc que je pense à changer de plateforme si je veux faire autre chose que monologuer ou écrire pour quelques fidèles. Par ailleurs sur Face book je m’en tiens à de l’observation à peine participante, ce qui ne me met pas forcément à l'abri des commérages.

Conclusion: même le foie gras, les chutneys, l'agneau et le divin gâteau arrosés de Bordeaux millésimé, mènent à Internet... après quelques détours!