Journée des femmes, soleil, printemps, dimanche de fin de semaine de lecture ... Tout pour plaire. Et pourtant tout aussi pour rager.
Selon l'Osservatore Romano, organe officiel du Vatican, la machine à laver aurait été le facteur le plus important de l'émancipation des femmes. N'importe quoi... et pour ajouter l'insulte à l'injure elle aurait été inventée par un théologien allemand en 1767. Je suis sûre que si une femme, à cette époque, avait eu accès à des études d'ingénieur et au crédit pour de la recherche et du développement ou même simplement à du temps pour réfléchir et créer, elle en aurait inventé une et bien meilleure!
J'ai été voir un film ce soir, sur l'exploitation d'une femme, Le silence de Lorna des frères Dardenne, prix du meilleur scénario à Canne cette année. Touchant. Éprouvant.
Et, à l'émission La libraire francophone, revue d'un livre Lune captive dans un oeil mort, thiller sur des vieux qui s'achètent une maison dans une «gated community» du midi. L'auteur parle des vieux avec un tel mépris -en entrevue, dans le livre je ne sais pas- que mes 61 ans en sont tout révoltés. Il va sans doute falloir que je m'y fasse à ce mépris des à peine moins vieux pour les vraiment vieux. Pascal Garnier, l'auteur, est né en 1949. Soixantenaire lui-aussi.
Étonnement puis tristesse d'avoir appris la mort d'un voisin, croisé quasiment quotidiennement depuis que j'habite ici, Claude Guertin, peintre et prof de droit, mort à 55 ans en jouant au squash. Je me sentais très vivante et surtout très privilégiée en jouant au tennis samedi soir.
Et que la neige fonde...
dimanche 8 mars 2009
dimanche 15 février 2009
St-Valentin
Tous les médias s'y sont mis, St-Valentin oblige, il n'est question que d'amour ou d'amours. Dans le Devoir, une bien belle histoire d'un homme qui, 60 ans plus tard, a été sonner à la porte de l'amour de ses 15 ans. Les deux octogénaires sont fiancés. Ce serait dur pour moi, ils sont trop loin mes anciens amoureux. Est-ce que je les accueillerais bien? Je n'en sais trop rien. C'est sûr que ce serait plus simple que de commencer une relation à 0. Ce qui me fait si peur.
Pour me parler d'amour, j'ai relu les cartes reçues pour mes 60 ans. Ça vaut toutes les St-Valentin du monde!
L'hiver touche à sa fin, il ne fait plus froid, la neige folle tombe tranquillement. Encore quelques semaines et les oies passeront. J'ai mis des graines tard pour les oiseaux. Et c'est un écureuil qui les a trouvées. Il s'assied carrément dans le tas après en avoir enlevé le couvercle.
dimanche 1 février 2009
61 ...
Samedi soir, grand soir, nouveau gendre, fête de mes 61 ans... J'ai fait un effort, voici ce que ça a donné. Soirée bonheur.
Dimanche soir tranquille, cinéma Slumdog millionnaire, au Clap par habitude, bière, chips. Ça vaut bien la peine de faire de l'exercice le matin pour tomber dans les calories vides le soir. Sur le feu mijote un ragoût d'agneau au curry, désolée je n'ai pas encore monter le blog de recettes.
Il faudrait un jour que je fasse une étude approfondie des différences entre amitiés féminine et masculine. J'aime la solidarité féminine, je m'y sens bien. Mieux même maintenant que j'ai vieilli, que mes hormones féminines sont au plus bas, que le sexe ne me dit plus rien mais que la tendresse me parle tous les jours.
dimanche 18 janvier 2009
Dimanche de tempête
Sortir d'une vague de froid, bleue, claire, cristalline pour s'installer dans la poudrerie, opaque, mouvante... vive l'hiver. De la maison impossible à chauffer je suis passée à la maison craquant de toutes ses membrures. Il faudra bientôt que je pense à nouveau à vider le toit. L'appel que j'ai fait sur le site de rencontre pour un pelleteur n'a suscité aucune réponse. Les hommes de ce site manquent drôlement de sens de l'humour, de l'autodérision et de l'engagement.
Cet après-midi je suis allée écouter à l'École des Arts visuels une conférence sur Betty Goodwin. Le genre de conférence intimiste d'un ami sur une amie décédée récemment. L'oeuvre vue de l'intérieur ou presque. Une après-midi qui donne le goût de ressortir tout ce que j'ai fait et d'y trouver un fil conducteur. Je ne me prends pas pour une autre mais j'aimerais quand même savoir après quoi (qui) je courre en écrivant ou en peignant. À quoi me sert cette quête de connaissances qui m'a poussée à reprendre mes études en Arts? Comme si je n'avais pas assez de chose à faire.
J'ai reçu cette semaine une première lettre de Martha, un roman épistolaire en 26 épisodes de Marie Laberge. Une auteure dont j'aime certaines oeuvres, pas toutes mais dont je me réjouis de l'initiative. C'est bien parti, on a envie de recevoir la seconde. J'y ai abonné Maman, la seule chose que je crains c'est qu'elle ne se rappelle pas qu'il s'agit d'un roman, qu'elle pense Martha vraie et qu'elle en jette les lettres pour raison d'erreur d'expéditeur. J'en discuterai avec elle en mai prochain.
mercredi 7 janvier 2009
Nouvelle année, nouvelle rentrée


Bien des réflexions durant ces vacances. Qu'est-ce que le temps, la famille, les relations, l'individualité... et la dépendance à internet. Hier et ce matin internet entrait mal. Avec l'aide du fournisseur de service, j'ai trouvé le bobo. Entre temps j'étais tellement irascible, frustrée, que j'en ai eu, littéralement, mal au ventre. La chose n'est peut être pas tout à fait réglée puisque je ne parviens pas à télécharger de photos aujourd'hui.
En écoutant la radio, où ils profitent des fêtes pour repasser des émissions, deux réflexions dans le cadre d'une série «vivre autrement»: «se conformer c'est disparaître» et, plus dure encore, mais la suite de la précédente « il y a des gens qui meurent sans être nés». J'y repense tous les jours.
Mon neveu Pierre a passé les fêtes ici, loin de la famille belge, il est né, accouché par lui-même, malgré sa famille immédiate qui ne voulait pas de cet accouchement. Je souhaite une chose, qu'il puisse grandir et en accoucher d'autres!
mercredi 31 décembre 2008
Ah... les vacances!

Il est temps de prendre les résolutions pour 2009. Pas très compliqué pour moi, continuer ce que je voulais améliorer en 2008: autonomie (surtout en amour), forme, disponibilité (aux autres et à moi-même), simplicité en toutes choses ...
J'aime la radio, presqu'autant que le silence. Actuellement, période oblige, émissions rétrospectives et de réflexions. Qu'est ce que j'en retiens?
1- Que j'ai la chance de vivre dans un pays qui n'est pas en guerre sur son territoire. Le Canada bataille ailleurs, c'est à mon avis une erreur et je n'ai pas voté pour ça non plus, pas plus que pour les coupures dans la culture ou la subvention directe aux parents de jeunes enfants. Mais au moins j'ai voté. Piètre consolation.
2- Qu'il n'y a pas d'élections prévisibles pour 2009 sauf les élections municipales et si Harper continue...
3- Qu'aimer les autres, s'aimer, c'est bon pour la santé. Et d'amour ces temps-ci je suis comblée.
4- Que le temps sur Québec a été catastrophique cette année... j'étais absente quand il est tombé 5 m de neige l'an dernier et j'ai quand même réussi à jouer au tennis presque tous les jours de l'été, le mauvais temps est lui aussi une perception. Et, situation géographique aidant, Québec est à l'abri des cyclones, tornades, typhons, moussons et autres événements climatiques en plus de ne pas abriter de serpents venimeux. Ça aide pour le plein air.
5- Que les Québécois de Québec ont retrouvé l'amour de leur ville. L'avaient-ils perdu? je ne pense pas mais ça faisait bien de se plaindre un peu... aujourd'hui festivités aidant, c'est fini , les Québécois sont fiers. Pourvu que ça dure!
6- Que bien manger est essentiel à une bonne santé. Vive les antioxydants, le curcuma et le thé vert. Merci à Richard Béliveau.
Bonne année 2009
lundi 15 décembre 2008
La deuxième neige et le reste

La deuxième neige est tombée suivie de très près, pourquoi nous laisser souffler?, par la troisième. Donc ce samedi: le froid à affronter, 75 cm de belle poudreuse à pelleter, une auto à déterrer, un permis à acheter pour mettre la neige dans la rue (où diable la mettre ailleurs) bref, la joie! J'aime l'hiver. Mais il faut quand même reconnaître que pelleter à 20 ans ce n'est pas la même chose qu'à 60. J'aime mieux maintenant. Je n'ai plus cette hâte, ce souci de perfection de traquer jusqu'au moindre flocon, je m'y mets plus tôt, je prends mon temps, c'est presque un loisir, et du coup finis les maux de dos de la compulsive perfectionniste, pas même une courbature. Merci l'entraînement en gymnase. Une pub en passant.
Dimanche, ski de fond sur les Plaines. Petite neige folle qui tombe et concert de carillon qui s'envolait de la tour de Saint-Dominique. Et, aussi impossible que ça puisse paraître, j'ai croisé un couple de chiâleux, pas vieux, mon âge peut-être même moins, en plein paradis de pistes fraîchement faites,de neige parfaite, de température idéale, ils se plaignaient à haute voix du tracé des pistes qui avait changé, me prenant à témoin... peut-être aussi qu'ils ventilaient simplement une chicane de couple (je fais de la projection!). J'ai failli me fâcher, leur faire une scène: je deviens acariâtre en vieillissant. J'ai préféré les contrarier avec un sourire.
J'ai été voir Séraphine, c'est quoi une artiste? pourquoi peindre? Quand et pourquoi sombrer dans la folie? Une actrice magistrale, Yolande Moreau celle qui jouait dans La mer monte que j'ai aussi beaucoup aimé. J'aime de plus en plus aller au cinéma seule, en sortir en restant dans ma bulle, ne parler à personne, laisser peu à peu sédimenter les émotions, ça peut prendre des heures voire des jours. Au petit cinéma où je vais , il y en plusieurs comme moi, la solitude se porte mieux en public qu'il y a quelques années. Enfin, les solitaires ne se voient plus comme des délaissés qui doivent rester cachés dans un placard.
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