dimanche 14 juin 2009

L'été



Un choc, le dernier message date de fin mars. Alors que je promettais d'écrire plus régulièrement.

Depuis, tant de choses. Mais surtout un certain bonheur. La vie de «vieille seule» qui s'installe. La retraite qui s'apprivoise, je commence à vivre les «derniers» machins: dernier cours de ceci, dernière collation des grades, dernière opération admission... non avant-dernière. Et aussi je commence à planifier des voyages, ma démarche d'artiste, m'occuper de maman.

Mais, je n'ai plus d'enfant dans la vingtaine, aujourd'hui Alexandre a eu 30 ans. C'est sans doute pourquoi j'ai choisi d'illustrer le mot par des jeunes oisons de Bernaches photographiés dans un parc de Bruxelles.

Par ailleurs je me sens plus jeune que jamais. Dur à gérer d'ailleurs ces fossés entre l'âge physique, l'âge mental et l'âge du calendrier. Lequel est le vrai? La publicité d'un élixir quelconque disait qu'on a l'âge de ses artères. Je me sens un âge x qui me fait sursauter quand je me vois vieille dans le miroir. Je me sens rejetée socialement quand je vois que personne ne m'écrit sur les sites de rencontre, 61 ans: une tare.

Hier, Thérèse a redéménagé à Québec. Le bonheur de la savoir amoureuse avec un gars bien, plus près de moi, dans une ville où elle se sent bien. Mais après une journée de déménagement... j'ai senti mon âge . Couchée à 20h30, endormie à 20h31, réveillée 11h plus tard. En superforme!

vendredi 27 mars 2009

Le temps file... les résolutions ne tiennent pas


Actuellement je suis fatiguée après chaque journée de travail et je colle devant la télé. Tout ce que je voulais éviter en passant la soixantaine. Mercredi j'ai éviter ça, pas vu la dernière des Invincibles, je me suis mise au lit à 20h30.
Ce soir... décadence: l'ordi sur les genoux et les yeux vissés sur Di Stasio . La chatte veut absolument monter sur mes genoux, je la repousse, pauvre minette. Aux pubs, je zappe. Tout ce que j'ai toujours détesté chez les autres. Comble, quand je serai prête à aller me coucher, je serai morte de faim. De la cuisine italienne... une purée de pomme de terre qui a l'air divine, du parmesan en masse, du lapin aux olives.
J'ai donné hier le cours sur les médias sociaux en expliquant aux étudiants le temps que ça prenait de tenir un blog. Parler en connaissance de cause, quand je ne suis pas capable d'écrire ici plus que 2 fois par mois, je vais sur face Book une fois sur un jamais, j'interviens sur twitter à la vitesse de l'escargot et sur Flickr... pas plus assidue. Il faut dire que quand j'embarque sur Flickr, je reste longtemps il y a vraiment tellement de belles choses.
Je me fais des programmes pour la retraite, bloguer tous les jours, mettre sur pied un groupe de lecture avec site web. Je rêve. Faut croire que la vie d'aujourd'hui ne me suffit plus. Ce n'est pas une bonne idée, il faut que je me recentre sur le présent. Bonne nuit.

dimanche 8 mars 2009

Le printmps s'en vient

Journée des femmes, soleil, printemps, dimanche de fin de semaine de lecture ... Tout pour plaire. Et pourtant tout aussi pour rager.
Selon l'Osservatore Romano, organe officiel du Vatican, la machine à laver aurait été le facteur le plus important de l'émancipation des femmes. N'importe quoi... et pour ajouter l'insulte à l'injure elle aurait été inventée par un théologien allemand en 1767. Je suis sûre que si une femme, à cette époque, avait eu accès à des études d'ingénieur et au crédit pour de la recherche et du développement ou même simplement à du temps pour réfléchir et créer, elle en aurait inventé une et bien meilleure!
J'ai été voir un film ce soir, sur l'exploitation d'une femme, Le silence de Lorna des frères Dardenne, prix du meilleur scénario à Canne cette année. Touchant. Éprouvant.
Et, à l'émission La libraire francophone, revue d'un livre Lune captive dans un oeil mort, thiller sur des vieux qui s'achètent une maison dans une «gated community» du midi. L'auteur parle des vieux avec un tel mépris -en entrevue, dans le livre je ne sais pas- que mes 61 ans en sont tout révoltés. Il va sans doute falloir que je m'y fasse à ce mépris des à peine moins vieux pour les vraiment vieux. Pascal Garnier, l'auteur, est né en 1949. Soixantenaire lui-aussi.
Étonnement puis tristesse d'avoir appris la mort d'un voisin, croisé quasiment quotidiennement depuis que j'habite ici, Claude Guertin, peintre et prof de droit, mort à 55 ans en jouant au squash. Je me sentais très vivante et surtout très privilégiée en jouant au tennis samedi soir.
Et que la neige fonde...

dimanche 15 février 2009

St-Valentin


Tous les médias s'y sont mis, St-Valentin oblige, il n'est question que d'amour ou d'amours. Dans le Devoir, une bien belle histoire d'un homme qui, 60 ans plus tard, a été sonner à la porte de l'amour de ses 15 ans. Les deux octogénaires sont fiancés. Ce serait dur pour moi, ils sont trop loin mes anciens amoureux. Est-ce que je les accueillerais bien? Je n'en sais trop rien. C'est sûr que ce serait plus simple que de commencer une relation à 0. Ce qui me fait si peur.

Pour me parler d'amour, j'ai relu les cartes reçues pour mes 60 ans. Ça vaut toutes les St-Valentin du monde!

L'hiver touche à sa fin, il ne fait plus froid, la neige folle tombe tranquillement. Encore quelques semaines et les oies passeront. J'ai mis des graines tard pour les oiseaux. Et c'est un écureuil qui les a trouvées. Il s'assied carrément dans le tas après en avoir enlevé le couvercle.

dimanche 1 février 2009

61 ...


Samedi soir, grand soir, nouveau gendre, fête de mes 61 ans... J'ai fait un effort, voici ce que ça a donné. Soirée bonheur.
Dimanche soir tranquille, cinéma Slumdog millionnaire, au Clap par habitude, bière, chips. Ça vaut bien la peine de faire de l'exercice le matin pour tomber dans les calories vides le soir. Sur le feu mijote un ragoût d'agneau au curry, désolée je n'ai pas encore monter le blog de recettes.
Il faudrait un jour que je fasse une étude approfondie des différences entre amitiés féminine et masculine. J'aime la solidarité féminine, je m'y sens bien. Mieux même maintenant que j'ai vieilli, que mes hormones féminines sont au plus bas, que le sexe ne me dit plus rien mais que la tendresse me parle tous les jours.

dimanche 18 janvier 2009

Dimanche de tempête


Sortir d'une vague de froid, bleue, claire, cristalline pour s'installer dans la poudrerie, opaque, mouvante... vive l'hiver. De la maison impossible à chauffer je suis passée à la maison craquant de toutes ses membrures. Il faudra bientôt que je pense à nouveau à vider le toit. L'appel que j'ai fait sur le site de rencontre pour un pelleteur n'a suscité aucune réponse. Les hommes de ce site manquent drôlement de sens de l'humour, de l'autodérision et de l'engagement.

Cet après-midi je suis allée écouter à l'École des Arts visuels une conférence sur Betty Goodwin. Le genre de conférence intimiste d'un ami sur une amie décédée récemment. L'oeuvre vue de l'intérieur ou presque. Une après-midi qui donne le goût de ressortir tout ce que j'ai fait et d'y trouver un fil conducteur. Je ne me prends pas pour une autre mais j'aimerais quand même savoir après quoi (qui) je courre en écrivant ou en peignant. À quoi me sert cette quête de connaissances qui m'a poussée à reprendre mes études en Arts? Comme si je n'avais pas assez de chose à faire.

J'ai reçu cette semaine une première lettre de Martha, un roman épistolaire en 26 épisodes de Marie Laberge. Une auteure dont j'aime certaines oeuvres, pas toutes mais dont je me réjouis de l'initiative. C'est bien parti, on a envie de recevoir la seconde. J'y ai abonné Maman, la seule chose que je crains c'est qu'elle ne se rappelle pas qu'il s'agit d'un roman, qu'elle pense Martha vraie et qu'elle en jette les lettres pour raison d'erreur d'expéditeur. J'en discuterai avec elle en mai prochain.

mercredi 7 janvier 2009

Nouvelle année, nouvelle rentrée



Bien des réflexions durant ces vacances. Qu'est-ce que le temps, la famille, les relations, l'individualité... et la dépendance à internet. Hier et ce matin internet entrait mal. Avec l'aide du fournisseur de service, j'ai trouvé le bobo. Entre temps j'étais tellement irascible, frustrée, que j'en ai eu, littéralement, mal au ventre. La chose n'est peut être pas tout à fait réglée puisque je ne parviens pas à télécharger de photos aujourd'hui.

En écoutant la radio, où ils profitent des fêtes pour repasser des émissions, deux réflexions dans le cadre d'une série «vivre autrement»: «se conformer c'est disparaître» et, plus dure encore, mais la suite de la précédente « il y a des gens qui meurent sans être nés». J'y repense tous les jours.
Mon neveu Pierre a passé les fêtes ici, loin de la famille belge, il est né, accouché par lui-même, malgré sa famille immédiate qui ne voulait pas de cet accouchement. Je souhaite une chose, qu'il puisse grandir et en accoucher d'autres!