jeudi 4 mars 2010

Cinq mois plus tard


Dire, ne pas dire? Être publique ou privée? Vieillir sans laisser de trace? Je n'écris même plus mon journal. Quand je viens ici, il me manque soit la photo, soit la spontanéité ou les 2.
C'est quand même paradoxal, écrire un blog c'est vouloir se montrer à la face du monde. Et un blog qui n'est pas lu, c'est pourquoi?
Le cours de photo s'est bien terminé: A- et des travaux dont je suis fière. Cette session, cours de dessin... C'est dur mais très formateur! J'ai aussi suivi une formation en chapellerie avec Mireille Racine. Le bonheur! Une belle gang de filles de tous âges en train de triper chapeaux. Et ça m'a permis de trouver l'idée de mon devoir de dessin.
Que ce passe-t-il dans ma vie à part ma vie d'étudiante? Rien ou plutôt toujours la même chose. La routine que j'aime au fond.
Regarder les nouvelles de 21h (ça y est...) et dormir.
Bonne nuit

samedi 3 octobre 2009

L'automne


Première vraie fin de semaine d'automne. Pluie forte prévue pour deux jours. Des corrections à la pelle. Un devoir de photo. Mais, oh bonheur, Alexandre et Turbo blonde sont venus montrer leur photos de Chine. Vivement la retraite que je puisse aussi aller me promener par là.
Dans le Devoir de vendredi Joblo parle de cette question si brûlante... si on peut dire, les hommes québécois ne veulent pas draguer.
J'ai tellement envie d'écrire des bêtises sur Réseau contact. Leur dire, à tous ces hommes qui viennent me voir et qui ne laissent jamais un mot, combien ils perdent une belle occasion de s'essayer. Combien je serais sensible à leurs oeillades et leurs beaux mots mais rien... de rien...
Tiens, j'ai vu revenir un monsieur qui m'écrivait quand j'étais à Louvain-la-Neuve durant mon dernier séjour. Il a arrêter la correspondance parce qu'il avait trouvé une ancienne collègue. Durée de l'absence du Réseau... 1 an.
Et pour en revenir à Joblo, elle a rencontré le xième homme de sa vie, tout ça en direct dans le Devoir!

samedi 19 septembre 2009

fin d'été, automne ensoleillée


Je viens de finir de lire «Là où les tigres sont chez eux» de Jean-Marie Blas de Roblès. Un livre somme mais que j'ai trouvé difficile. Plus j'y avançais plus le malaise montait. Je n'aime pas le désespoir, le cynisme, les affaires foireuses qui évidemment tournent mal. Mais quelle érudition, quelle écriture... magnifique.
Ce que j'en ai retenu c'est cette idée de faire écrire des carnets à un des héros, Eléazard. Un mot, une impression. Le tout sous une forme lapidaire. J'ai adopté, j'en fais mentalement en marchant, en attendant le bus, en sortant de cours ou ce réunion.
Voici ce que ça donne:
Réunion: refaire pour la 10è fois la même bataille, vivement la retraite
Attendre le bus: regarder passer les voitures... me semble qu'elles sont de plus en plus grosses. Rapport inverse entre la voiture et le volume du conducteur.
Soleil d'automne: pas chaud mais tellement lumineux
Tennis: à chaque balle bien frappée une frustration d'évacuée. Jouer le soir évacue toutes les foutues réunions de la journée
Changer de boss: refaire le monde une fois de plus, en réunion évidemment!

dimanche 23 août 2009

En pensant à la rentrée




La rentrée... ma dernière rentrée.
Avant, comme l'an dernier une halte bienfaisante à l'Île aux Basques. Le renard a fait fuir les lièvres et les campagnols... ceux qu'il n'a pas mangé.
Revenir de là, c'est dur. Je me perds. Trop de tentations, de choses futiles à faire: regarder la télé, un scrabble à l'ordi et le reste. Alors que sentir monter et descendre la mer, écouter les oiseaux de rivage puis des forêts, se coucher quand la lumière baisse trop, se lever quand le soleil chauffe à peine, tout ça: c'est vraiment bon! Et aussi parler peu ... le minimum.

L'amitié aussi, c'est bon, très bon. Je n'y pense pas assez prise dans le tourbillon. Il y a bien des choses que la vie de tous les jours occulte. La chance que j'ai d'être vieille et en santé. La seule des 3 à ne pas avoir un problème de santé connu, la seule aussi qui peut compter sur la glucosamine pour palier aux douleurs d'arthrose. Un détail? Non, vivre sans avoir mal : un privilège.

Ce n'est pas à la nouvelle année que je prends des résolutions, mais là au bord du fleuve, une bière à la main, face à la drôle d'église Notre-Dame des Neiges de Trois-Pistoles, qui semble flotter sur la brume. Les résolutions:
- essayer de vivre l'essentiel, le moment présent, de me délester du superflu, de l'inutile
- de m'accepter telle que je suis: superficielle, peureuse face à mes profondeurs, une artiste sans projet artistique qui fait dans le décoratif
- être une bonne mère, une bonne amie, un bon prof.
- ne plus me diperser, contrôler mon hyperactivité

C'est tout pour ce soir, je m'en vais manger la soupe aux Gourganes fraîchement faite.

lundi 3 août 2009

L'été passe, la vie passe


L'été passe vite. Le mois de juillet a été le plus froid depuis bien des années. Août commence plutôt bien.
Je suis retournée près de 20 ans en arrière en allant passer une nuit au phare de l'Île du pot avec Hélène. Y ai croisé ma passion de jadis. Il n'est reste rien , pas même une braise tiède.
Est-ce ça vieillir? Quelque part j'espérais rallumer une flamme dans ces yeux. Pas quelque chose de durable, mais au moins un souvenir. Rien. Hélène, observatrice impartiale me l'a bien répété: rien de rien, il ne reste rien.
Quelques jours plus tard, j'ai rencontrer l'autre passion de la même époque (!), à l'épicerie. Mais, là oui, il reste quelque chose, de la tendresse, un intérêt. Nous nous sommes quitté par un baiser sur le coin des lèvres.
Et de nouveau la même question: puis-je de nouveau tomber amoureuse? Je pense que oui mais pas d'un inconnu, une amitié qui glisserait vers plus . Amireux comme dans la chanson, la différence d'âge en moins.
Mais lequel de mes ex me plait encore... seul le dernier rencontré, mais il est bien marié. Et de qui dans mes amis... encore un ou l'autre, tous bien mariés. Je vais attendre qu'ils deviennent veufs. Mais je ne veux de mal à personne. Patience. Ça ne me pose aucun problème de toute façon actuellement je n'ai pas le temps!
Ce temps qui file. Il ne reste presque plus de jours avant la reprise des cours. Le travail prévu n'est qu'à peine commencé. Mais il reste encore le séjour de filles à l'Île aux Basques. L'amitié... ça, ça compte vraiment et ça ne passe pas. La paix sur le fleuve, les couleurs, les oiseaux, les rires, les livres, les repas pour contrer l'anorexie!

dimanche 5 juillet 2009

Pauvre soleil



Il a bien de la peine à percer depuis une semaine. Espérons...
La semaine dernière alors que les déménagements de Québec flottaient littéralement dans la pluie, il y avait de larges éclaircies dans Charlevoix. J'ai eu le bonheur de visiter le Jardin des 4 vents entre soleil et pluie, des couleurs avivées par les averses, des perles de pluie sur les pétales et des écharpes de brume sur les paysages. Magique!
À lire absolument dans le dernier Châtelaine la chronique de Josée Blanchette: congé d'amour pour toujours. Le lien vous amène à son blog pas au texte en question que j'ai cherché en ligne en vain. Mais non... il n'existe que sur papier. Citations «une légion d'ancien ont rendu les armes, pris congé des grands élans, des promesses éternelles et du feu sacré (...) Je n'ai plus de libido, je suis libérée des hommes, je suis si bien seule... (...) Elle vient de se séparer et se sent vaguement coupable (...) La vie est trop courte à notre âge.» Et comme je me reconnais!
La semaine dernière un ex, très ancien, est venu passer la fin de semaine à la maison. D'abord j'ai compris pourquoi il était ex et ensuite, je me suis dit plus jamais... jamais... quel qu'il soit. Je vous entend dire : attend, il tombera du ciel. Mais en mon for intérieur je pense que je ne le relèverai pas.
À voir pour la nostalgie et le réalisme: l'heure d'été. La mort d'une femme de 75 ans très réaliste et seule et ses conséquences sur les proches et les objets. Les grands enfants qui ne veulent pas voir leur mère comme elle était, les besoins d'argent plus forts que la garde des souvenirs, les petits enfants oubliés... Le tout dans un décor à faire rêver surtout par un soir de pluie battante!
Comme disait mon père: les Français ne sont pas riches... ils ont du bien!